Filière avicole

L'aviculture calédonienne est principalement représentée par l'élevage de l'espèce poule pour la chair et la production d'œufs.

Les poules et coqs sont élevés sur l'ensemble du territoire avec une concentration très importante de la production en province Sud qui dispose des principaux élevages industriels avicoles de la Nouvelle-Calédonie (85% du cheptel total calédonien réparti sur une dizaine d'exploitations de la province Sud).

Les autres volailles d'élevages commerciaux comprennent les canards, les pintades, les pigeons, les cailles et de manière plus anecdotique, les autruches, les oies, les dindes et dindons, les faisans et les perdrix. La province Sud regroupe, là encore, la grande majorité  des autres volailles (89%). Les 8 éleveurs principaux (1 000 têtes et plus) sont tous situés en province Sud et concentrent 64% du cheptel total.

Les productions avicoles ont un poids important dans l'économie agricole. En 2006, la filière avicole était en troisième position derrière les fruits et légumes et l'aquaculture et devant les bovins. Elle représentait 14,1 % de la production agricole finale (aquaculture incluse) avec un chiffre d'affaires de près de 1,5 milliards de F.CFP composée à 57 % par les œufs de consommation, à 31% par les poulets et poules de réforme et à 12 % par les autres animaux de basse-cour et les lapins.

Les importations de viandes de volaille s'élèvent à 8.522 tonnes en 2007 (+19% par rapport à 2006) pour une valeur déclarée de 1,196 milliards F.CFP (+24% par rapport à 2006).

 

Les interventions de l'ERPA

Les interventions de l'ERPA dans les domaines avicoles et cuniculicoles sont exclusivement financées par les collectivités provinciales. Les interventions de l'établissement concernent les 3 provinces, pour des actions différenciées par province.

Pour le compte de la Province Sud

La Province Sud et l'ERPA poursuivent la mise en œuvre d'un dispositif d'aide à la mise en marché des produits de l'aviculture, basé sur l'application et le contrôle des huit guides de bonnes pratiques d'élevage qui définissent les principaux critères spécifiques à chaque production (races, durées d'élevage, alimentation, logement des animaux, etc...).

Des réflexions ont été engagées entre la Province Sud, L'ERPA et la Direction des Affaires Economiques, autour du thème de l'aviculture, pour mettre en oeuvre un processus de "reconnaissance des signes de qualité" à l'échelle du territoire.

Pour le compte de la Province Nord

Pour le compte de la Province Nord, l'ERPA intervient sur les productions fermières de poulet sur la côte Est, au bénéfice des membres du GIE MERU. Le GIE MERU dispose en effet, depuis 2006, d'investissements significatifs avec un abattoir et un couvoir aux normes sanitaires et environnementales en vigueur, sités sur la commune de Poindimié.

Les producteurs du GIE, en accord avec les services de la Province Sud (qui ont bien voulu leur communiquer le fruit du travail technique élaboré avec les professionnels du Sud) et de la Province Nord, se sont engagés à respecter -strictement dans les mêmes termes, les dispositions du guide bonnes pratiques "Poulet FERMIER" telles que mises en oeuvre dans la province Sud, sous le contrôle des agents de la DDEE.

Pour le compte des Iles Loyauté

A la demande de la Province des Iles Loyauté, depuis 2006, l'ERPA met en oeuvre une aide au transport des "oeufs de plein air" pour le compte de deux producteurs d'oeufs de Maré. Ces derniers se sont en effet engagés contractuellement dans un partenariat technique et commercial avec la Ferme de la Coulée (un des principaux producteurs local d'oeufs) travaillant sous licence "MATINE".

 

Â