Filière Porcine

Les élevages porcins sont inégalement présents sur la Nouvelle-Calédonie. Une forte concentration des élevages est à noter sur les Iles Loyauté alors que le cheptel est concentré dans quelques zones de la province Sud (53,4 % des animaux).

L'évolution récente des structures d'élevages naisseurs implique une spécialisation de plus en plus grande des élevages professionnels vers le naissage-engraissage; ces éleveurs possèdent la majorité des quotas de porcs à l'engrais.

Ces vingt dernières années ont été marquées par la mise en place d'outils d'amélioration génétique qui ont permis le développement de la filière. Mais celle-ci est rapidement saturée et des quotas de production sont figés à partir de 1990 (15 000 porcs).

En 1997, les prix d'achat des carcasses sont revalorisés et une taxe d'abattages est instaurée permettant d'alimenter le Fonds de Régulation du Marché des Viandes Porcines (FRMVP). Suite à une surproduction structurelle de viande, l'OCEF décide de baisser les quotas installés en 1990 et l'ERPA facilite alors le transfert d'une partie de ces quotas en province Nord.

A partir de 2001, les éleveurs développent une filière porcs charcutiers répondant au cahier des charges des transformateurs locaux. En 2003, un accord est signé entre les éleveurs et l'OCEF pour mettre en cohérence les produits livrés et la demande du marché. En 2009, le poids moyen des carcasses est en diminution, conformément à la demande. Les carcasses classées en extra représentent toujours une part importante des abattages de l'OCEF (68% en 2010).

Pou l'année 2010, le chiffre d'affaires des éleveurs était évalué à environ 1.029 millions F.CFP. Il semble se stabiliser après avoir été en augmentation constante depuis plusieurs années. Le marché global est en progression constante, tant en viande locale qu'en viande importée.

Le taux de couverture de la viande porcine par l'O.C.E.F. est stable (aux alentours de 75%) et certaines importations restent obligatoires. Il s'agit entre autres de morceaux de porc congelés nécessaires aux transformateurs.


Les interventions de l'ERPA

Les principales actions menées par l'ERPA sont destinées à favoriser l'écoulement de certains morceaux excédentaires ou destinés à la transformation. Le versement d'un complément de prix sur la viande locale a été forfaitisé et «pérénisé». Aujourd'hui, les paramètres de productions, de chiffre d'affaires et de consommation sont bons, mais le principal souci de la filière est la maitrise des coûts de production dans un contexte de « flambée » des cours des matières premières au niveau international.

  • L'ERPA intervient sur la filière porcine dans le cadre de la convention OCEF-ERPA: versements de l'ERPA vers l'OCEF sur les abats locaux  et versements forfaitaires.
  • Soutien au producteur : l'ERPA peut verser un complément de prix au kg de viande produit.
  • Aides à la transformation des cuisses et épaules : une bonification permet aux transformateurs d'acheter la matière première à prix réduit.
  • Aides à la transformation de porcs charcutiers.
  • Promotion viande porcine : chaque année, des opérations de promotions sont organisées en partenariat avec l'OCEF.