filière pêche hauturière
La filière pêche hauturière calédonienne a à peine une dizaine d'année d'existence.
Des années 80 à 2000, les armements étrangers prédominaient dans la zone économique exclusive de la Nouvelle-Calédonie. Ce n'est qu'en 2001, date de la suspension des accords de pêche internationaux, que la filière calédonienne connait un essor considérable avec la création de six armements en 3 ans et une flotte de 29 navires dénombrés en 2003.
La production est constituée de plus de 65% de thons blancs et les coûts de production calédoniens sont très élevés. Seuls le thon jaune et le bachis offrent un retour positif sur les marchés exports quand les cours sont favorables.
Les importants tonnages capturés ont démontré rapidement la nécessité de concentrer les efforts sur les marchés les plus rémunérateurs à l'export (marchés du frais et de la longe au Japon et en Europe) et sur le marché local de manière rationnelle.
En 2010, les tonnages capturés ont atteint le chiffre record de 2.859 tonnes (+12%) dont près de 1.900 tonnes de thons blancs. Le thon blanc a été écoulé sur le marché local en frais (900 t), à la restauration collective (200 t), sous forme de darnes et longes congelées (60 t) et transformées localement avec la production des premières boites de thon en août 2010 (3 tonnes).
L'entier frais au Japon a représenté une centaine de tonnes et les exports vers l'Europe ont totalisé également une centaine de tonnes (longe congelée et longe fraîche).
L'augmentation de la production en 2010 a donc principalement bénéficié à la destination de délestage, les conserveries, qui ont écoulé près de 600 t de thons blanc.
Le thon jaune a représenté 505 t de captures et le thon bachis 44 T, 86% de ces captures ont été écoulées localement et le reste exporté sur le Japon. Enfin, 371 tonnes d'autres espèces ont été capturées (marlins, espadons, mahi-mahi) et écoulées localement.
Les efforts de la filière depuis 2009, accompagnés par l'ERPA, pour développer le marché local au travers de la transformation des produits a permis d'une part de conserver l'équilibre du marché local du frais et d'autre part de « limiter » les exports vers les conserveries.
Aussi, les premières approches de l'observatoire économique de la filière semblent confirmer en 2010 la tendance à l'amélioration des résultats économiques initiée depuis 2008.
Les interventions de l'ERPA
- Aides à la transformation des produits de la pêche, afin de poursuivre le développement de nouveaux débouchés pour le thon blanc sur le marché local, en substituant les importations de produits similaires.
- Aides à l'exportation: tant que de nouveaux débouchés ne sont pas développés, les exports vers le marché de délestage des conserveries restent incontournables et sont même indispensables pour garantir la stabilité du marché local.
- Accompagnement de la filière au travers de la promotion des produits transformés. Ces produits sont commercialisés sous la marque commune et unique "Délices des Mers du Sud".