Filière plantes aromatiques et médicinales

L'huile essentielle de niaouli (ou goménol), a connu un certain succès entre les deux guerres, la Nouvelle-Calédonie en exportera à cette époque jusqu'à 40 tonnes par an. L'arrivée sur le marché des huiles de synthèse et des huiles essentielles provenant notamment de Madagascar a engendré le déclin de la filière locale qui a perdu toute compétitivité à l'export.

En 2009, la production a été évaluée à 940 Kg, le produit est principalement vendu sur le marché local auprès de sociétés cosmétiques, pharmaceutiques et des touristes par le biais de revendeurs sur Nouméa. Le conditionnement en petits flacons semble assurer une bonne valorisation du produit. En 2010, quatre distilleries étaient en activité à Boulouparis, Nessadiou, Koné et Poingam. La demande semble pousser les prix vers le haut, et le marché calédonien apprécie la production locale de qualité même si son prix est cinq fois supérieur aux produits importés.

L'huile essentielle de bois de santal, est une production qui a débuté  en 1995 avec une première unité de distillation ouverte à Maré, la COOP CUADA. La Sarl WE DA de l'Ile des Pins est venue renforcer cette production en 2001 avec une capacité de production de plus de 1 tonne. Une nouvelle distillerie est entrée en activité en 2009 à Maré, la SEREI NO NENGONE SARL, dont les premières productions étaient attendues début 2010.

Aujourd'hui, la Nouvelle-Calédonie produit environ 2 tonnes d'huiles essentielles de bois de santal, en veillant à garantir une gestion optimale de la ressource en amont. La quasi-totalité de l'essence est valorisée à l'export sur des marchés fortement rémunérateurs.



Les interventions de l'ERPA

  • Aide à la commercialisation des huiles essentielles de niaouli : dispositif destiné à soutenir les exportations.
  • Assistance technique et commerciale : l'ERPA peut participer au financement d'un soutien technique ou commercial afin de répondre aux besoins des producteurs de la filière.